Chevagny Nouvelles Passions – Les artistes

1

L'après-midi

Animation et musique dans les rues du village à partir de 14h

2

Le soir

Grande soirée festive avec 2 concerts et un repas à parttir de 19h00

3

Les Expositions d'Art

Les 13, 14 et 15 août de 14h00 à 19h00

L'après-midi - Libre Parcours dans le village

à partir de 14h00

Violon traditionnel et banjo

Clémence et Antoine Cognet

Concert et initiation aux danses traditionnelles du Centre France

« Forts de leur expérience commune au sein du groupe Komred, ces frère et sœur ont récemment décidé de tenter la formule duo, violon banjo, accordant leur rythme pour proposer un bal qui gronde à la cadence infinie et aux sonorités puissantes. » http://detoursdutrad.org/komred

Vièle à archet

Quentin Altamura

Et Musique est une science Qui vuet qu’on rie et chante et dance : Cure n’a de mérencolie Ne d’homme qui merencolie A chose qui ne puet valoir, Eins met tels gens en nonchaloir. Partout ou elle est, joie y porte ; Les desconfortez reconforte, Et nès seulement de l’oïr Fait elle le gens resjoïr… Guillaume de Machaut (1300-1377) Venez écouter Quentin et ses instruments anciens et contemporains tels que les vièles à archet, le crwth, la kithara ainsi que les flûtes médiévales et traditionnelles.

Contes

Marie France Marbach

Baroqueuse et savante, une glotte-trotteuse, de la catégorie des aventurières, des increvables, des audacieuses, trempée dans le creuset des imaginaires, là où s’affinent les postures, la richesse de la langue, la malice du regard et la pertinence du voyage… Et puis, il faut le dire, nous sommes tout à coup en présence d’un fétiche vivant : elle est le portrait craché des sorcières de Mayasaki ! Toutes… dans le voyage de Chihiro, le Château dans le ciel et le Château ambulant : il y a les couleurs, la saveur et l’humour. Et ce petit supplément, précieux, jubilatoire : elle ne masque pas la fragilité, comme la parole vraie, de façon magistrale, elle nous ramène à la vie. D’ailleurs les jeunes le disent tout simplement quand ils déclarent : « Elle assure, elle a la classe quoi ! » Myriam Pellicane http://www.association-antipodes.fr/

Films

Daisy Lamothe

Daisy Lamothe, réalisatrice et scénariste née à Beaune, a réalisé une quinzaine de films avec un travail tourné plus particulièrement vers le cinéma documentaire. Cinéaste menant une carrière hors des courants et des sentiers battus, ses films documentaires et fictions, parmi lesquels, « Devant le mur », nommé au César du meilleur film documentaire, ont obtenus de nombreux prix dans les festivals internationaux. Son travail est diffusé régulièrement sur les chaînes de télévision françaises.   Daisy Lamothe est membre de l’ACID, association pour la diffusion du cinéma indépendant. http://www.lacid.org/spip.php?page=recherche&recherche=DAISY+LAMOTHE http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=8045

2 documentaires de Daniel Barthélémy et Didier Ferry

Le Village du Bout du Monde

  • « Le village du Bout du Monde » (La Roche Vineuse 1984) 51 ‘ présenté par Marie France Marbach
  • « Les Artisans du Bout du Monde » (La Roche Vineuse 1985) 17′ Production : Village du Bout du Monde présenté par Marie France Marbach

Aujourd’hui disparue, l’exposition d’architectures de terre « Village du Bout du Monde » a pu être présentée en plein air de 1984 à 1988 en Bourgogne du Sud, sur un terrain municipal gracieusement prêté par la Mairie. Constituée d’habitats ruraux en grandeur nature, construits en terre crue par des artisans relevant de la même identité culturelle, le Village du Bout du Monde comportait :

  • une soukala kabiaise du Nord Togo (ensemble de cinq cases plus deux greniers à mil ceinturé par un mur),
  • une maison rurale des Hauts-Plateaux de Madagascar,
  • une maison rurale d’Algérie,
  • une case de pêcheurs du Cameroun,
  • une grande case centrale servant de marché couvert et d’espace d’exposition,
  • une galerie artisanale en terre stabilisée,
  • et plusieurs installations démonstratives de technologies appropriées : un chadouf et une roue à godets pour l’exhaure de l’eau installés au bord d’un ruisseau, une presse pour la fabrication de briques en terre stabilisée, et une petite rizière de démonstration.

Plusieurs abris ombrés complétaient ces constructions, pour accueillir à la belle saison les animations prévues au programme de l’exposition, c’est à dire des musiciens, des conteurs et des artisans. En hiver, le Village du Bout du Monde a donné naissance aux « Classes du Bout du Monde », c’est à dire à l’accueil de classes des Écoles Primaires de la Région passant une journée sur le site, avec repas, films, conférences, démonstrations, jeux de simulation pour « l’éducation au développement » prônée alors par le Ministère de la Coopération. C’est ce cadre qui a servi, trois saisons de suite, à la promotion d’échanges culturels au niveau de l’artisanat : – accueil d’artisans africains en démonstration sur place – contacts avec des artisans français locaux – échanges de savoir-faire, – discussions sur le statut des artisans d’un pays à l’autre, – avenir de l’artisanat, – artisanat utilitaire et artisanat d’art, – matériaux nouveaux, technologies nouvelles etc… Elles ont également reçu l’appui de plusieurs Centres Culturels Français établis dans les pays concernés et, il faut le souligner, par la Compagnie aérienne « LE POINT de MULHOUSE », qui a assuré gracieusement, entre Ouagadougou, Marseille, Paris et retour, le transport des artisans et de leur production. Enfin, avec le concours de l’Ecole d’Architecture de Grenoble, construction d’une galerie artisanale en terre stabilisée, avec arches et voûtes, comportant 4 unités de démonstration (échoppes-ateliers). Une mémoire de cette expérience singulière et unique a pu être conservée par ANTIPODES sous forme d’un document video. C’est la projection de cette « archive » que l’association propose au public et aux acteurs de terrain qui ont pu participer à cette folie ! Geo Jourdain (mai 2016)

Khora

Ibrahima Cissokho

Doté d’un charisme et d’une énergie hors du commun, enraciné dans la plus pure tradition mandingue, mais aussi, comme tout Sénégalais, nourri du son du Mbalax, Ibrahima est à l’affut de toute musique nouvelle, pourvu qu’elle soit bonne. Amateur de blues, jazz, salsa, classique, soul, il n’hésite pas à intégrer dans ses créations l’énergie spécifique de ces différents styles musicaux. Ouvert sur le monde, il aborde dans ses chansons, en Mandingue, Wolof ou Anglais, des thèmes qui lui tiennent à cœur : le chômage, l’éducation, la solidarité, l’amour et rend hommage à ses ancêtres. Né au Sénégal dans une famille de griots originaire de Casamance, Ibrahima Cissokho grandit au son de la kora de son père. A l’adolescence, il décide de suivre ses traces et opère un retour aux sources au sein de sa famille, afin d’étudier en profondeur son instrument. Il s’engage dans une troupe de théâtre musical, effectue plusieurs tournées en Europe, et, de retour au Sénégal, fonde son propre groupe composé essentiellement de membres de la famille Cissokho. En France depuis 2008, il choisit de s’entourer de musiciens de talent afin de développer un nouveau projet musical : le MANDINGUE FOLY. http://ibrahima-cissokho.com/

de 14h à 19h magazine les Arbres zà Palabres

Athanase Karayenga

Athanase Karayenga est un journaliste indépendant et un consultant international en médias et communication. Il a fait ses études universitaires en journalisme, communication et sociologie dans les universités de Strasbourg et Bordeaux. Comme journaliste, il a travaillé pour plusieurs journaux, radios, télévisions et sites internet en Afrique et en France. Comme fonctionnaire et consultant, il a travaillé pour plusieurs organismes internationaux de la famille des Nations Unies, pour des organisations internationales non gouvernementales œuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement et des médias en zones de crise et enfin pour des organisations régionales en Afrique. Enfin, comme professeur visiteur, il a donné des cours de journalisme et communication dans des universités au Rwanda et au Burundi, son pays d’origine où il a exercé, par ailleurs, des fonctions de directeur général de la radio nationale et de conseiller en communication du président de la République. Athanase Karayenga a effectué plusieurs missions de consultant pour le compte du Bureau International du Travail de Genève dans des projets de lutte contre le travail forcé dans l’industrie de la pêche dans le monde, d’éradication de l’esclavage traditionnel au Niger et de mise en œuvre d’une loi incriminant l’esclavage et les pratiques esclavagistes comme des crimes contre l’humanité en Mauritanie. Enfin, il a été sollicité récemment pour faire partie d’une équipe de médiation dans le cadre d’un colloque consacré à la mise en œuvre, par tous les pays africains, d’un programme de développement de l’agriculture en Afrique.

Les cabanes itinérantes

Christian Hanser

La rêv’othèque : un outil itinérant pour recréer du lien social

Avec ses deux roulottes, Christian Hanser va de village en village. Il invite ceux qui veulent bien le rejoindre, à venir prendre un temps de tranquillité, juste pour se rencontrer, se détendre et discuter ensemble. Dans sa Rêv’othèque il propose des activités ludiques, incite à la réflexion, et aux échanges d’idées. Rêver… prendre le temps de laisser libre cours à son imagination, se prendre à espérer, et à croire qu’un changement pourrait être possible. C’est l’objectif de ce « colporteur de rêves », comme il se définit lui-même. http://revotheque.fr/les-cabanes-itinerantes/

Film de Daisy Lamothe

Viens voir ma boutique

Réalisation : Daisy Lamothe diffusion Arte 2003 – durée 53 minutes Résumé Des jeunes filles sénégalaises gagnent leur vie et celle de leur famille en vendant des colifichets aux touristes qui débarquent sur l’île de Gorée, lieu symbole de la traite des esclaves vers l’Amérique. Chronique de la vie de leur marché, le film trace le portrait de ces jeunes Africaines dont l’énergie à vendre aux touristes est à la mesure de leurs conditions de vie difficiles. Sous des apparences de bonne humeur, se dessine une géographie où les frontières entre riches et pauvres prennent des allures de marchandages dérisoires pour les uns, essentiels pour les autres.

Film de Daisy Lamothe

Toro si té (Tout va bien)

Réalisation : Daisy Lamothe 78 minutes – France 2006 Résumé Seydou Konaté est un médecin malien installé dans un village isolé du sud Mali. Pourquoi et comment vit- il dans cette campagne enclavée, loin de tout confort, pour soigner des villageois oubliés de tous ? Avec humour et détermination, Seydou nous entraîne au cœur du monde qu’il côtoie quotidiennement : celui de femmes et d’hommes qui face à lui révèlent leur vulnérabilité et leurs espoirs.

Soirée Festive - 2 concerts et un repas

à partir de 19h00

Cobcert à 19h

Sahra Halgan Trio

Cette chanteuse solaire est originaire du « pays qui n’existe pas » : le Somaliland, situé dans la corne de l’Afrique et non reconnu par la communauté internationale. En trio, elle tire de son destin d’exilée des mélopées qui disent la déchirure, la nostalgie et l’espoir. Sa voix est de ces trésors qui méritent d’être partagés. Arrière petite-fille et petite-fille de chanteur traditionnel, Sahra Halgan chante depuis l’enfance le répertoire hérité de ses ancêtres. Malgré la désapprobation de ses parents et la mauvaise image des femmes musiciennes dans son Somaliland natal, elle a grandi et débuté sa carrière artistique en accompagnant des groupes et en participant à des comédies musicales. Lorsqu’en 1988, la guerre éclate au Somaliland – territoire situé au nord-est de la Somalie et autrefois protectorat Britannique – « Petite Sahra » s’engage et part chanter aux côtés des Walalo Hargeysa ; des soldats luttant pour l’indépendance de leur pays.Sur le front, Sahra s’improvise alors infirmière pour la Croix Rouge. Au milieu de la jungle, elle chante pour adoucir les souffrances des blessés.  « Petite Sahra » (Sahra Yart) devient alors « Sahra la Combattante » (Sahra Halgan), surnom que lui donne une radio indépendantiste du pays. Dans un contexte social et politique tendu, elle fuit le pays en 1992. Réfugiée politique installée en région lyonnaise, Sahra va continuer de soutenir activement la cause de son pays, autoproclamé indépendant en mai 1991 et à ce jour non reconnu par la communauté internationale.Depuis, elle est considérée comme une véritable icône musicale du pays et la voix de la diaspora somalilandaise dispersée aux quatre coins de la planète. Son identité vocale unique et hors norme a largement participé à cette reconnaissance. Caractéristique des territoires d’Afrique de l’est où se mêlent des influences du Moyen-Orient et d’Afrique, sa voix surprend par sa souplesse, son timbre et son originalité ; combinant voix de gorge, inflexions tribales, youyous et ornementations orientales. Depuis son arrivée en France, Sahra Halgan a mis en scène son parcours atypique et son patrimoine musical familial. Après la parution de son premier alum «Somaliland» enregistré avec la complicité de Peter Solo (Vaudou Game), Sahra sortira en octobre son nouvel album «FARANSISKIYO SOMALILAND» sur le label Buda musique, Cet album consacrera la nouvelle formule en trio avec le guitariste Mael Saletes (MacZde Carpate,…) et le percussioniste Aymeric Krol (BKO quintet,…). Le trio parcourt les scènes d’Europe et du monde et s’attache à faire découvrir la très méconnue culture somalilandaise au public européen. Véritable ambassadrice de la musique de son pays, Sahra chante la nostalgie, le souvenir et les déchirures de l’exil. Avec légèreté et dans des spectacles chargés en émotions, elle se fait le vibrant écho du Somaliland et chante aussi l’amour, la paix et la fête. Sur scène, cette grande voix de l’Afrique de l’Est à l’incroyable présence scénique a le don d’emmener le public dans un voyage unique où se mêlent bonne humeur et sourires partagés… Désormais, Sahra est retournée vivre au Somaliland auprès des siens et continue de defendre ardemment la cause de son peuple.
  • Sahra Halgan : voix
  • Mael Saletes : guitare
  • Aymeric Krol : percussion

Video Sahra Halgan

à 21h00, Bal electro-trad

SuperParquet

Avec Superparquet, Oubliez les patins feutrés et laissez l’encaustique au placard, ce groupe hors-normes fait mugir la cornemuse auvergnate et bourdonner les banjos sur fond de ritournelles électro ébouriffantes ! Sur des airs à la fois délicieusement planants mais aussi furieusement dansants, les cinq compères de Super Parquet promettent de faire trembler … Encéphalogrammes plats s’abstenir.
 
Musique traditionnelle électrique. Voilà qui résume assez bien la musique de ces cinq garçons. Une musique un peu sauvage, animale, où la cornemuse emblématique de l’Auvergne vient flirter avec les sons synthétiques des machines, alors que le banjo s’énerve, s’électrise, s’enflamme.
 
Super Parquet ressemble à une ébouriffante exploration des musiques traditionnelles couplée à une ahurissante recherche sonore électronique. Ça n’existait pas, ils l’ont inventé. Une musique un peu sauvage, animale, où la cornemuse emblématique de l’Auvergne vient flirter avec les sons synthétiques des machines. Un banjo s’énerve, s’électrise, s’enflamme. C’est prenant, c’est planant, c’est dansant, c’est fait de tension et sans concession.
 
SuperParquet est un groupe de musiques traditionnelles déviant, qui s’approprie bourrée, scottish, valse, ronde pour les étendre au point de non retour. Mur de son toujours dansable, SuperParquet mastique le répertoire traditionnelle français (Auvergne et Berry) par le biais des nouvelles lutheries électroniques et par une utilisation déviante de la cabrette et du banjo. SuperParquet c’est une musique sauvage oscillant entre drône, musique répétitive et répertoire. Sous forme de bals enragés ou de concerts qui transpercent, SuperParquet vous mène vers la catalepsie.
  • Julien Baratay : voix, machines et bourdon électrique
  • Antoine Cognet : banjo fou électrique
  • Simon Drouhin : machines, boite à bourdon électrique
  • Léo Petoin : Clef de voute du son

Video Super Parquet

Les exposition d'art contemporain

les 13, 14 et 15 août de 14h00 à 19h00

Denis Jourdin

Une Nouvelle Histoire de l’Art Moderne

Denis Jourdin est peintre, dessinateur de bande dessinées et professeur d’histoire des arts. Il a composé de nombreux albums, réalisé des dessins de presse pour des quotidiens et des magazines, tenu une chronique sur France Culture et enseigné à l’école d’architecture Paris Val de Seine et à l’école supérieure des beaux-arts Talm-Tours.

Son dernier album “ Les Nouvelles Aventures de l’Art Moderne » est publié chez Lemieux Éditeur.

Prenez deux mondes culturels étanches, l’art moderne et la bande dessinée, et mixez-les : c’est ce qu’a fait Denis Jourdin. Van Gogh croise Tintin et l’oreille cassée, Marcel Duchamp s’égare dans l’univers du Sapeur Camember, Yves Klein a l’esprit de Tarzan tandis que Picasso, Pollock et Malévitch font les Pieds Nickelés. Quant à Niki de Saint Phalle, elle accueille avec joie l’espiègle Lili ! Une Nouvelle Histoire de l’Art Moderne Des Railleries, Déraillements …

Le projet n’est pas une histoire mais des histoires qui vont tricoter et détricoter l’art moderne et contemporain par la malice des héros de bande dessinée. Plus qu’une histoire, il s’agit plutôt d’un regard décalé sur ces deux domaines. Un assemblage d’histoires de six à huit pages où chacune de ces pièces autonomes interagissent, va façonner la marqueterie d’ensemble. Ces histoires (de 6 à 10 chapitres) ont, comme point de départ, un héros ou des groupes de héros de bande dessinée qui incarnent dans leurs graphismes et leur verbe la possibilité de penser que ce sont eux, par la puissance de leur style, qui ont été à l’origine des grands bouleversements de l’art moderne et contemporain. Il s’agit de constituer et surtout d’imaginer l’archéologie de ces découvertes et de ces rencontres, de faire l’histoire de l’histoire de l’art à travers la truculence des graphies de ces héros de papier. Et de le faire, avec tout le sérieux et la fantaisie que cette aventure demande. Le projet n’est pas de montrer combien les grands noms de la bande dessinée, c’est à dire les auteurs, ont eu une influence majeure sur la peinture, la sculpture, les arts en général et d’entrer de ce fait dans un cours théorique sur les apports plus ou moins contestés de l’un ou de l’autre, mais de montrer leurs personnages, leurs héros dans leur être de dessin et d’inventer à ceux-ci des histoires avec les connaissances que nous avons aujourd’hui, tout à la fois de l’art et de la bande dessinée. Dans ces propositions, la chronologie ne sera pas respectée, sachant fort bien qu’un événement se plaçant quelques lustres auparavant, a été déterminant pour celui qui se situe dans le temps bien antérieurement. (Exemple Tintin et l’oreille cassée et Van Gogh.)

L’album sera anachronique à la manière de « Touche pas à la femme blanche » de M. Ferreri, (un western de la fin du XIXe siècle croise le Paris des années 1970) une façon de réinventer l’histoire, des strates d’histoires. Tous les sens et les contre sens seront possibles ainsi qu’une « certaine mauvaise foi » pour pouvoir courber l’Histoire et diriger cette geste graphique. Le langage adopté pour certaines histoires sera proche des cartons du cinéma muet, pour d’autres, le texte va courir comme une voix off sous les cases, comme un sous- titre, une sorte de traduction-trahison avec la possibilité d’entendre ou de voir soit l’image, soit le texte. Chaque texte sera en rapport avec le héros ou les héros : argotique pour les Pieds Nickelés, issus de l’univers du bricolage pour Bibi Fricotin , chantourné , poésie sonore, onomatopées pour Tarzan, absurde, non-sens, pour le Sapeur Camembert… Et pour chaque histoire un scénario spécifique sera conçu.

Le choix de ces héros présente une traversée en zigzag de l’histoire de l’art et de la bande dessinée à l’aide une boussole désorientée pour voyager et surtout pour envisager d’autres voies et d’autres connections dans ces constellations graphiques des artistes dits « majeurs » ou dits « mineurs ». Pour exemple :

  • Les Pieds Nickelés – le portrait comme rupture
  • Picasso – Malevitch – Pollock…
  • Tarzan – Klein, La question de l’espace du saut dans le vide, de la parole …
  • Bibi Fricotin – Bricolage, récupération
  • Schwitters – Tinguely …
  • Tintin – La vie et l’œuvre confondue
  • L’oreille cassée-Van Gogh
  • Zorro – Le geste, la fente, la découpe
  • Fontana – Sapeur Camembert – le non-sens – l’absurde –le déplacement – Marcel Duchamp…

LEMIEUX EDITEUR http://www.lemieux-editeur.fr/Une-chouette-conference-du-professeur-Jourdin-a-Sancerre.html

Collectif6 : Vincent, Jean-François, Léonard et les autres

La peinture revisitée

En deux (grandes) lignes : Le Collectif6 est né de la rencontre de 6 photographes et plasticiens.

Réinterpréter des œuvres très connues du passé pour questionner l’avenir, proposer notre lecture, notre critique de la société telle que nous la vivons sans s’empêcher d’être provocateurs, iconoclastes, et pour cela, utiliser le support photographique qui est encore considéré comme jeune et pas forcément reconnu par le grand public comme Art à part entière.

La même (un peu) plus étoffé : 6 photographes et plasticiens venus d’horizons très différents, le Collectif6, revisitent des peintures célèbres, véritables monuments de l’histoire de l’art – La Cène, Le radeau de la méduse, Le déjeuner sur l’herbe… Provocateurs et iconoclastes, nous invitons le spectateur à réfléchir avec nous, par notre travail sur l’œuvre originale, sur la manière dont Rembrandt, Léonard de Vinci ou François Millet auraient travaillés aujourd’hui les mêmes sujets. Nous ne lui demandons plus si le tableau est « beau » ou pas mais s’il est d’accord avec nous ou pas.

Les figurants « embarqués » sur chacun des projets sont parties prenantes et abondent à la création, apportant des angles de vue étonnants et parfois déterminants.

Restant fidèles dans la forme à la construction du tableau et à ses proportions, un ou plusieurs membres du Collectif6 figurent dans chaque photographie, assumant ainsi nos propos jusqu’au bout dans une forme de signature, une manière de manifeste.

http://www.collectif6.net/  

Alexeï Bourtchalovski

Pas réellement linéaire, le parcours d’Alexeï Bourtchalovski. Né en 1963 en Union soviétique, enfant de Saint Petersbourg, exilé blessé, boulinguant de New-York à Paris en passant par Marseille et enfin… la Bourgogne.  

Ingénieur du son marqué par la musique en général et le jazz en particulier, il ne connait pas les catégories, les écoles. Il suit son intuition poétique, ses rêves et ses cauchemars. Son art dit l’indicible et transcende la souffrance. Ses tableaux, ses sculptures ont une âme, l’âme russe dit-il, torturée, démesurée. Sa matière : des objets ramassés au hasard des rues, des plages, des bois. Mais ces objets ont une histoire, comme ces fils de fer barbelés, et il sait les faire parler. Il en fait des tableaux, des sculptures.

Parfois, ce sont des toiles que d’autres ont jetées, sur lesquelles il repeint à la manière de Max Ernst ou Pollock. Appliquant d’autres objets, du bois brûlé et patinée ou diverses ferrailles sur un fond riche en matière, il rend ainsi relief et profondeur. Rondeur du bois, tranchant du métal, dominante rouge des jets de couleurs, rouge sang, rouge douleur, rouge ferveur ou blanc immaculé ; tout est symbole. Souvent, un œil nous interpelle, il est l’étrange regard d’un poulpe ou la pupille d’un vautour.

Alexeï improvise dans sa création comme les musiciens de jazz, assemblant l’inassemblable. De ce chaos jaillit l’étincelle, cette beauté rare faite de force et de fragilité, expression d’une sensibilité à fleur de peau. Cet artiste rare, en s’installant dans la région, nous fait cadeau d’une partie de son histoire au travers de son œuvre : à nous de savoir l’écouter.  

http://www.association-dacc.org/pdf/bourtchalovski.pdf

Denis Jourdin

On a gouaché sur la une – Journaux africains

Ces gouaches sur les unes de journaux africains font suite à une série d’aquarelles réalisées lors de voyages au Sénégal et au Mali. Ce journal aquarellé sur le quotidien africain à travers les hommes et le paysage s’est infléchi progressivement au rythme de mes voyages réguliers dans ces deux pays. Mon intention était de poursuivre ce travail mais de lui donner une autre forme. Passer d’une notation rapide et transparente où agit la lumière du papier à une stratification plus lente où se dévoile une lecture d’opacités mélangées. Et, la gouache pour cette série va remplacer l’aquarelle.  Il fallait rester sur cette notation de faits journaliers sans importance tout en intégrant un point de vue africain, sans oublier ma position de regardeur. La multiplicité des journaux de diverses tendances (surtout au Sénégal) allant de la feuille à scandale, aux journaux politiques où l’écriture alerte et alacre donne une perception complexe et ambiguë du pays, sont devenus le champ de mes aventures plastiques, mon « Afrique fantôme ». Les unes des quotidiens (« Le soleil », « Sud », « Taxi », « Mœurs » …) furent le matériau sur lequel je donne ma vision de la vie quotidienne. Ce support fragile, mis en péril par l’eau et la gouache, se froisse, se plisse, se déchire, se ruine ; la couleur recouvre, masque et laisse deviner un terreau de lettres et d’images imprimées. Ainsi se crée un feuilletage où apparait sous les éléments de mes transcriptions, les traces d’autres événements, ceux relatés par la presse. Une archéologie du quotidien émerge et se déchiffre entre les bribes d’architecture typographique. Deux journaux s’entrecroisent, mon journal de voyage et le journal d’informations locales. Par ce métissage des quotidiens, qui oscille du grave au burlesque, se constitue comme autant de pages arrachées d’un éphémère théâtre de l’ici et de l‘ailleurs. Une façon de décrocher « la une » .

Malek Lehoussine

« Quand les robes prennent de l’air »

La peinture tente de toucher du bout de la main ma propre réalité intérieure et une grande part d’inconscient aussi.

Je ne sais jamais ce que je vais peindre, je vis au présent dans ma peinture. Je commence une dizaine de tableaux que je travaille sur 1,2 ou trois ans. Je reviens sans cesse dessus. Je commence par des fonds sombres et clairs où je travaille seulement les masses et la lumière sur toute la surface. C’est très physique. Je ne fais jamais d’esquisse, de trait.

Les robes sont venues il y a vingt ans par la fascination pour les tissus et peut être pour ma part africaine que je n’ai jamais connu. Les parures des femmes, les bijoux, la représentation du corps sous le tissu et les matières ont toujours captés mon regard. J’ai pensé à elles en travaillant ces robes sur plusieurs années. J’ai pensé aussi à mes ancêtres qui m’ont transmis ce goût pour la lumière et ces représentations de femmes qui vivent avec moi dans mon inconscient mais qui se révèlent grâce à la peinture.

Malek Lehoussine avril 2016  

http://lehoussinemalek.com/  

Allison Reed

Folk lands
 

J’aborde – le rapport à ce que l’on considère pictural : le costume, l’attitude, la parade, l’apparat -les formes de nationalismes et d’identités par appartenance à un groupe, les formes d’identifications-  l’apparente innocence de ces figurines stéréotypées-la lecture erronée et fantasmée de l’autre.

Allison Reed
mai 2016

Bio Allison Reed

Née à Monaco, de nationalité Britannique, Études primaires en France, études secondaires en Angleterre. Études supérieures à Paris de 1976 à1979 à l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré

Habite à Londres et à Zurich

Poursuit une démarche de création, personnelle et autodidacte parallèlement à son activité professionnelle : illustration et graphisme freelance

Travaille surtout avec les maisons d’édition : Bohem press , Nord-sud verlag, (Zurich) Hutchinson’s (Londres)

Illustre de nombreux livres pour enfants : TO BE A TREE, GENESIS, DER REISE GASPAR, THE STEP SISTER, JONAS ET LA BALEINE, MIRACLES WHALES AND WONDERFUL TALES, Ses livres sont publiés en Suisse, Grande-Bretagne, et en co-édition aux U.S.A., en France Hollande, Autriche, Allemagne, Finlande, Corée .

S’installe vit et travaille en Bourgogne depuis 1987. Après la naissance de son fils en 1989 enseigne à l’Ecole Media Art, Chalon-sur-Saône . Enseigne l’anglais (Greta , l’Ecole Supérieure de Management , Chalon Langues)

Collabore régulièrement à l’élaboration et la mise en œuvre de projets et de manifestations artistiques et culturels

Réalise des commandes graphiques diverses Lors de ses voyages (Europe, Afrique, Chine, Inde, Laos, Cambodge ) réalise de nombreux carnets de voyage

Poursuit ses recherches picturales

Travaille sur des projets longs, partenariats, résidences d’artistes.

http://allisonreed-art.com/about-me/exhibitions/

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